Apprendre une langue étrangère n’est pas toujours chose facile. Mais pourquoi avons-nous si peur de parler anglais en public, d’où vient l’anxiété langagière ? Il est très fréquent de trouver dans les classes de langues, des apprenants qui, devant le risque de faire des erreurs, restent silencieux et ne s’impliquent pas. Avant de pouvoir régler cette problématique, il faut avant tout comprendre son origine..

1° D’où vient l’anxiété langagière ?

Pendant des années, le seul type d’évaluation en langue vivante était sommative. La note était donc globale et ne faisait aucune distinction entre les différentes activités langagières, mettant en avant seulement des leçons apprises par cœur avec des contrôles de connaissances (grammaire, lexique). La prise de parole était possible seulement si les acquis étaient parfaitement maîtrisés. 

L’erreur a souvent été considérée comme un aspect négatif dans l’enseignement en France. Pendant des années, la faute a été perçue comme une punition pour l’élève qui ne se serait pas assez investi et devait être sanctionné. Pourtant, dès lors qu’elle est vue non pas comme un échec mais comme une information précieuse : l’erreur devient un allié pour les apprentissages. Elle permet d’accéder à une meilleure compréhension de la notion puisque l’apprenant va s’adapter avec son propre fonctionnement intellectuel et gagner en autonomie.

2° Les trois facteurs de l’anxiété langagière

La peur de communiquer

Cette peur se manifeste généralement lorsqu’un apprenant doit s’exprimer dans une classe, en réunion ou écouter et comprendre un locuteur parlant la langue étrangère. Elle est particulièrement observable lorsque l’apprenant doit partager ses connaissances en public.

La peur d’être évalué négativement

Encore une fois, l’erreur prend une place importante. Le regard des autres et le jugement provoquent une anxiété qui peut faire perdre ses moyens à l’apprenant. La peur d’être critiqué négativement sur sa performance orale prend le dessus sur ses connaissances.

L’anxiété face à une situation d’évaluation

Lorsque l’apprenant est en situation d’évaluation, cela impacte deux composantes de l’anxiété langagière : l’inquiétude et l’émotivité. L’inquiétude va correspondre à l’anxiété cognitive car elle met en relation sa volonté de bien réussir à ses pensées négatives, au regard qu’il pose sur lui-même et sur ses capacités.

3° Détecter un collaborateur qui souffre d’anxiété langagière

Dans le cadre professionnel, ce n’est pas toujours facile de savoir si nos collaborateurs sont en souffrance ou non. Si certains peuvent être expressifs, d’autres au contraire vont se renfermer sur leurs difficultés sans jamais les partager. C’est en communiquant de manière formelle et informelle qu’on peut détecter un mal-être, mais pas que ! En restant attentif à certains signes, il est possible de savoir si un collaborateur doute de ses capacités. Certaines phrases sont récurrentes comme “Je n’ai pas un assez bon niveau”, “Tu ne veux pas faire la présentation ? Tu es meilleur que moi”. En se comparant aux autres et en se rabaissant, le collaborateur peut montrer les premiers signes d’une certaine gêne voir d’une souffrance.

3 conseils pour vaincre sa peur de parler anglais

1 – Ne pas chercher la perfection

Connaître et maîtriser une langue demande du temps et de la pratique. Vouloir être parfait que ce soit dans la prononciation ou le choix du vocabulaire ne fera que grandir cette peur. Il vaut mieux se corriger petit à petit et s’enrichir de ses propres erreurs.

2 – Se lancer dans une conversation

Le plus important est de pratiquer la langue. Lorsqu’on passe trop de temps à chercher ses mots, le discours devient saccadé et la compréhension réduite. Il vaut mieux utiliser des phrases courtes et simples mais maîtrisées, ce qui permettra de dynamiser la prise de parole et d’augmenter la confiance en soi.

3 – Utiliser l’écoute active

On ne le dira jamais assez mais regarder ses films ou séries préférés en anglais est un véritable atout. Mais attention à ne pas se précipiter. Si vous ne vous sentez à l’aise au début, il faut essayer de pouvoir résumer un film à quelqu’un qui ne le connaît pas, puis comprendre précisément ce qui est dit et enfin, retranscrire chaque dialogue.

Le contrôle continu, une solution contre l’anxiété langagière

Le contrôle continu permet d’évaluer les apprenants tout au long de la formation mais permet également au professeur de personnaliser sa pédagogie. Il ne s’agit non plus de simplement évaluer, mais d’aider l’apprenant à progresser. Plus d’examen final, l’évaluation se fait tout au long du parcours et permet de faire diminuer le stress d’un examen. L’apprenant abordera sa formation plus sereinement et sera davantage ouvert à l’apprentissage.

La certification CELP en contrôle continu YES ’N’ YOU

A la différence des certifications traditionnelles, le CeLP propose une méthodologie pédagogique complète et moderne afin de faciliter la montée en compétences. Ainsi, ce n’est pas simplement le niveau de langue à l’instant T qui est évalué mais bien, un ensemble de savoir-faire et de savoir-être en milieu professionnel. Le CeLP révèle ainsi un véritable niveau de pratique et de maîtrise d’une langue en situation professionnelle, que ce soit à l’écrit ou à l’oral.

Délivrée en Blended Learning, cette formation certifiante propose d’alterner cours de préparation en ligne et cours privé avec professeur pour accélérer la progression. Certifiable dès 20h de formation, ce cursus est généralement effectué en moins de 4 mois. Avant de débuter le parcours, l’apprenant réalise un test de niveau complet qui évalue sur les 4 compétences clé dans le cadre professionnel : expression écrite & orale, compréhension écrite & orale.

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