Ambition : réduire les inégalités d’accès, favoriser la lisibilité des formations, encourager la montée en compétence.

Annoncé pour début 2019, le Grand Plan Formation, mené par Emmanuel Macron, promet une remise en cause profonde du marché. Objectif annoncé : moderniser le dispositif de Formation pour Adulte, tout en encourageant l’accès individuel aux apprentissages. A la clé, la promesse d’une meilleure employabilité et davantage de flexibilité.

Inspirée des modèles nord-européens, la réforme de la Formation Professionnelle repose sur un dispositif d’envergure, axé sur la flexi-sécurité. Autrement dit, donner à tout actif, en poste ou demandeur d’emploi, la capacité de maintenir son employabilité, par le biais de la formation professionnelle. Et ainsi, réinvestir rapidement le marché du travail.

En pratique, le projet consiste à libérer la formation des carcans administratifs qui la régissent. Ainsi, l’essentiel des contributions, aujourd’hui collectées par l’entreprise, seraient converties en droit individuel à la formation. Le bénéficiaire jouirait alors de la liberté de choisir sa formation, et son organisme de formation, sans en passer par un prescripteur. Le financement serait, lui aussi, plus direct.

Avec quelques 31,6 milliards investis, ce plan promet de vastes bouleversements organisationnels. En premier lieu, une nouvelle répartition des rôles pour les acteurs de la formation professionnelle.

« Ce que je propose, c’est une sécurité professionnelle nouvelle qui induit de nouveaux devoirs,
mais assortis de nouveaux droits à la formation et à la qualification tout au long de la vie »

E. Macron

En résumé, qu’est-ce que c’est ? 

Au plan organisationnel, le gouvernement prévoit ainsi une refonte autour de 4 axes :

  • Basculer la cotisation salariale, correspondant à 1% de la masse salariale, financée par les entreprises, vers le CPF, aujourd’hui équivalent à 0,2%,
  • Créditer le CPF en points-euros, non plus en heures, afin de redonner de la valeur au temps de formation, tout étant transparent sur les tarifs,
  • Elargir le panel de formations éligibles au CPF, au delà des formations certifiantes. Et ainsi, proposer des formations accessibles aux profils peu qualifiés ou plus des apprentissages opérationnels,
  • Simplifier le circuit en permettant au salarié de sélectionner lui-même son organisme de formation.

La Caisse des Dépôts pourrait être garante des financements, jusqu’alors gérés par les OPCA ; tandis que l’URSSAF deviendrait l’organisme collecteur, mission phare des OPCA, là encore. Privés de leur mission de financeur, les OPCA pourraient alors se concentrer sur l’évaluation de la qualité des formations.

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